lundi 18 octobre 2010

Ce qu'il faut dire à ses patrons sur Twitter

J'ai été impressionnée par le condensé de tout-ce-qu'il-faut-dire-à-tes-boss au sujet des médias sociaux de Étienne Chabot, responsable marketing de Meubles South Shore.

Appréciez vous-même!

mardi 21 septembre 2010

Comment ça marche le classement Google

Une vidéo qui explique en détail comment marche le référencement sur Google. Il paraît que la recette exacte pour être le numéro 1 sur Google c'est comme la recette du Général Flanders, c'est top secret.


L’écriture Web et le référencement

La lecture à l’écran a ses propres contraintes. La technologie multiplie l'accès à l'information. De solides notions de rédaction professionnelle sur Internet sont importantes pour le professionnel voulant se démarquer. En plus des notions d'écriture sur Internet, le rédacteur doit bien connaître certaines règles facilitant le référencement optimal de son site Web. Il sera question dans ce texte de quelques bons principes de rédaction et de référencement. Nous mettrons ainsi en relief ces deux disciplines, et surtout, leur complémentarité.

Bons principes d'écritures Web

Simplicité

Sur le Web, il faut aller droit au but. Le communicateur doit annoncer d'emblée de quoi il traite, être informatif et concis. Ronez propose une règle assez drastique : « Pour tout texte sur l’écran, écrire sur une longueur 50 % plus courte que sur papier » (2007 : 58). L’auteur privilégie également une idée par phrase, avec la forme « sujet, verbe, complément ».

Kavanagh prévient les rédacteurs qu'il faut éviter le plus possible le langage administratif et les tournures impersonnelles : « Adressez-vous directement aux personnes qui vous liront, écrivez comme si vous tentiez de leur expliquer quelque chose » (2003 : 18).

Culture du fragment

L'internaute lit par niveau : le titre, le sous-titre, le chapeau et le texte. Rien de nouveau puisque cela est semblable sur le papier. Ce qui est différent, selon Ronez, c’est l'importance de créer des liens entre ces différents éléments : « Le rédacteur Web doit, une fois sa page écrite, travailler sur l’ensemble des microcontenus (auquel on pourra rajouter des métadonnées ou des mots-clés) afin de rendre le tout cohérent » (2007 : 60). Sur le Web, ces microcontenus incluent notamment :

  • titre et sous-titre;
  • l’accroche (apporte un complément d’information sous le titre cliquable);
  • le chapeau (coiffe l’article et complète le titre et l’accroche);
  • les légendes (sous les images);
  • les infobulles (texte qui s’affiche au survol de la souris);
  • les liens hypertextes.

Éloquence des titres

Le titrage des articles revêt une importance particulière. Ronez (2007) conseille de dire minimalement de qui et de quoi il s’agit et où cela se passe. Les jeux de mots avec des expressions maintes fois utilisées telles que « La lumière fût », les mauvais calembours ou encore les expressions reprenant des titres de films n'ont pas leur place. Selon l'auteur, le problème principal est que le titre à caractère incitatif sera non seulement affiché au-dessus du texte, mais va aussi se retrouver sur la page d’accueil du site Web, dans un sommaire et dans les résultats de recherche des moteurs. Ainsi, il s'avère plus difficile d'interpeller l'internaute par un contenu portant à confusion et noyé à travers une marée d'expressions similaires. « Le titre doit avoir une signification en lui-même, il doit être autonome et comporter les mots-clés qui permettront de désigner efficacement le contenu de l’article » (Ronez, 2007 : 64).

Toutefois, Ronez (2007) nuance ses propos sur la valeur du ton informatif lorsqu’il s’agit de contenus créatifs, tels que les blogues et les articles d’opinion. Ces textes et leurs microcontenus doivent, selon lui, refléter la personnalité de l’auteur.

Accrocher

Le rédacteur Web doit exploiter les habitudes du surfeur de la Toile qui cherche à savoir rapidement s'il est au bon endroit, et ce, avant même de cliquer sur le lien. L’accroche poursuit cet objectif en apportant une explication additionnelle au titre. Apparaissant sous le titre cliquable, elle ne doit pas dépasser 120 mots et doit être rédigée après le chapeau, « en coupant ce qui n’est strictement pas nécessaire » (Ronez, 2007 : 72). Cette étape est souvent escamotée puisque les systèmes de gestion de contenus (les CMS) remplissent par défaut cette zone avec les premiers mots de la page. L’auteur conseille alors de rédiger des textes spécifiques et autonomes conçus pour cette fin précise. Pour ceux tentés de jouer la carte du mystère, Ronez fait cette mise en garde : « De nombreux éditeurs de sites entretiennent volontairement le flou sur le contenu, en jouant sur la logique du teasing (…). Cette approche est a priori contre-productive » (2007 : 72).

Légende incontournable

Pour ce qui est des légendes, il n'y a aucune raison selon Ronez (2007) de ne pas en inclure sous toutes les images avec le contexte, la date et l'auteur. Comme quoi, l'utilisation du Web ne serait pas un prétexte pour faire du « remplissage » sans citer ses sources.

Mystérieuses infobulles

Les infobulles permettent de livrer des détails complémentaires ne pouvant être contenus dans la zone cliquable tout en créant une connivence avec le lecteur. « Cette ironie réservée aux initiés est toujours appréciée » (Ronez, 2007 : 75). Elles sont souvent sous-utilisées, bien que la modération soit de mise dans les sites institutionnels et corporatifs.

En plus de l'infobulle qui peut livrer une description ou un commentaire personnel, le lien lourd, ou infobulle enrichie, est également une avenue intéressante pour le communicateur. Ce microcontenu permet de faire figurer une courte introduction et une photo dans un encadré apparaissant au passage de la souris. « L'intérêt est de faire gagner du temps au lecteur, en lui permettant d'approfondir sa recherche de détails sans lui faire quitter la page » (Ronez, 2007 : 77).

Troisième dimension du Web

L'utilisation pertinente de l'hyperlien permet de donner une 3e dimension à la page Web, donc d'exploiter au maximum le médium qu'est Internet. En plus des hyperliens incontournables (comme lorsque l'on parle d'un site Web ou d'un auteur), Ronez (2007) mentionne des erreurs courantes telles que d'inclure un hyperlien vers un terme qui n'a rien à voir avec le contenu principal (par exemple si on met un lien sur le mot « fromage » dans un texte traitant de politique), en passant par le fameux « cliquez ici » et les liens menant vers des PDF sans prévenir. Il mentionne également qu'il faut éviter d'éparpiller l'attention du lecteur avec trop d'hyperliens. À l'inverse, limiter les chances de sorties de l'usager en réduisant le nombre d'hyperliens est totalement injustifié, tout comme de faire en sorte que les liens s'ouvrent dans une autre fenêtre. « S'il a (l'utilisateur) de bonnes raisons de rester, il le fera. Et puis s'il trouve sur le site des ressources valables, il saura se rappeler qui en a été la source » (Ronez, 2007 : 78).

Pour leur part, Chevalier et Tricot donnent une mise en garde sur la difficulté de lecture que les liens hypertextes apportent au lecteur : « Les hypertextes imposent généralement un effort cognitif et un contrôle métacognitif très important » (2008 : 52). Pour pallier cela, Kavanagh (2003) suggère d'insérer les hyperliens à la fin du paragraphe. Il encourage aussi de privilégier une liste à puce plutôt que de faire une énumération de liens dans la syntaxe du texte.

Pour ce qui est de la valeur des hyperliens en matière de référencement Web, Andrieu remet les pendules à l'heure : « Le nombre et la destination des liens de vos pages ne leur serviront donc pas à être mieux classées sur les moteurs de recherche » (2008 : 101). Il ajoute : « Seuls les liens pointant vers vous seront pris en compte » (2008 : 102).

De bonnes pratiques de rédaction améliorant le référencement

Les similitudes entre la pratique de la rédaction professionnelle adaptée au Web et les bons gestes pour optimiser son référencement sont nombreuses.

Notion de base

Andrieu (2008) présente une analogie intéressante entre le référencement d'un site Web et la vente dans un supermarché. Il explique que le simple fait qu'un produit soit présent sur les tablettes indique qu'il est trouvable, donc « référencé » parmi des milliers d'autres. Pour vendre plus de certains produits, on les place au niveau des yeux pour les rendre plus facilement repérables par les consommateurs potentiels, d'où le second concept clé, le positionnement. Bref, être simplement répertorié est une chose, mais il faut appliquer certaines stratégies pour se démarquer du lot en matière de référencement Web. Par ailleurs, le fabricant peut payer pour avoir un présentoir... comme nous pouvons le faire sur Google.

Mots clés et tags

Afin d'être bien répertorié, il est recommandé d'inclure les mots clés cherchés par les internautes sur nos pages Web. Il importe de se mettre à la place de l'utilisateur plutôt que de se limiter à son jargon organisationnel. Par ailleurs, Ronez (2007) mentionne que les mots clés présents dans les titres ont plus d'importance pour les moteurs de recherche que ceux dans le reste de la page et qu'il est avantageux de les placer en début de page. Quant à l'utilisation des tags, étiquettes données par le rédacteur et d'autres contributeurs (au sein de blogues, d'objets multimédias, de liens dans des sites de médias sociaux et de bookmarking), ils sont des pivots de navigation au sein du site.. « Les mots clés présents dans le site sont ensuite restitués sous forme de nuage de tags (tag cloud) où la taille du caractère dépend de la fréquence d'utilisation du tag » (Ronez, 2007 : 92). Selon l'auteur, cette classification permet « de rationaliser le volume et la nature des contenus » dans un contexte de surabondance d'information. Toutefois, Friedman mentionne qu'elle n'améliore pas toujours la navigation à l'intérieur du site, mais suggère plutôt les sujets principaux et les plus populaires : « In fact, the main advantage of tag clouds lies in their ability to highlight the most important or/and popular subjects dynamically which is not the case in conventional navigation menus» (Friedman, 2007 : consulté en ligne). Pour ce qui est du référencement, ils permettent également d'associer des pages entre elles par l'entremise de flux RSS ou par le site Technocrati

En plus des mots clés et au-delà du texte, il existe quelques notions techniques permettant de donner plus d'efficacité au référencement des pages d'un site tel qu'adopter une adresse URL adaptée, un corps de texte lisible par les moteurs et des balises META (mots descriptifs invisibles, mais repérables par les moteurs), des liens bien pensés entre les pages internes du site et des attributs ALT (pour fournir un équivalent texte aux images).

Ce processus doit être rigoureux. On accorde souvent une attention particulière à la page d'accueil et on délaisse l'indexation des autres pages. Le site Commentçamarchet.net fait cette mise en garde : « ce sont généralement les autres pages qui contiennent le contenu le plus intéressant. Il est donc impératif de choisir un titre, une URL et des métas (etc.) adaptés pour chacune des pages du site » (2010, consulté en ligne).

Placements publicitaires sur Google

Le rédacteur fera en sorte que la présence des mots clés sur le site Web influence positivement le classement des expressions achetées sur Google. Il devra toutefois faire attention à ne pas dénaturer la nature de son contenu ni à se faire suspecter par les moteurs de recherche : « Getting keyword density right—enough so that your SEO goals are achieved, not so much that the search engines are "offended"—is a key goal of core SEO practice. » (Davis, 2006 : consulté en ligne).

L’évaluation devient un incontournable pendant la campagne de publicité puisque le communicateur peut ajuster ses mots clés au fil des semaines selon leur performance. Par exemple, s'il s'aperçoit que des expressions causent beaucoup de clics, mais qu'elles sont liées à un haut taux de rebond, il pourra corriger le tir, soit en rendant plus conviviale sa page d'atterrissage ou en modifiant ses mots clés. Cette évaluation est importante puisqu'avec les campagnes Google, la donne change tous les jours. « Il faut bien suivre et mesurer une campagne de coût par clic pour être en mesure de faire les ajustements nécessaires qui s’imposent par l’évolution du marché de notre mot clé » de dire Lachapelle (2009 : consulté en ligne).

La rédaction entrera également en cause dans le créatif (adtext) accompagnant le keyword : « L’annonce doit convaincre l’internaute de la pertinence de cliquer sur l’annonce. Plus notre annonce sera cliquée, mieux elle se placera et moins elle coutera cher » (Lachapelle, 2009 : consulté en ligne). Parmi tous les adtexts utilisés, Google privilégiera ceux qui génèrent le plus haut taux de clics et un faible taux de rebond.

« Garder » l'utilisateur, un défi de rédaction...

Pour éviter des rebonds qui nuisent à l'indexation organique et publicitaire dans les moteurs de recherche, la rédaction doit être honnête et appropriée. Il faut s'assurer de capter l'attention du lecteur lors de son arrivée sur la page et de maintenir l’information à jour : « Selon que le visiteur passera plus ou moins de temps sur une page, celle-ci sera considérée comme pertinente ou dépassée » (US Patent and Trademark Office, 2007 : consulté en ligne sous «Brevet du PageRank»).

Les auteurs s'entendent généralement sur ce principe énoncé par Andrieu : « On en revient donc toujours à la même conclusion : faites des pages avec du vrai contenu, intéressant, original, en texte lisible » (2008 : 107).

Bref, investir dans le référencement de son site Web est non seulement une question d’argent, mais aussi une leçon de pertinence et d’assiduité.

Un Web bidirectionnel

Au-delà de Google et d’autres moteurs de recherche, le communicateur doit considérer chaque individu en tant que relais d'un réseau social. Selon Baekdal (2009), il ne faut plus imposer ses produits par l'entremise d’un discours unidirectionnel, comme le proposait avant le marketing traditionnel. Alors que la plupart des organisations présentes sur Internet souhaitent simplement savoir combien de personnes sont venues sur leur site et leur provenance, le véritable intérêt serait désormais la communication causée par ce contenu : « You need to tab into not only the content that people post about you, but also the communication that is taken place with it» (Baekdal, 2009 : consulté en ligne). Pour illustrer ce propos, Baekdal (2009) avance qu’une partie considérable de ses articles n’est pas lue sur son propre site Web. Du total des internautes ayant visité son site, 2 % provenait du Web social, en 2005, pour passer à 65 %, en 2009.

Commentaires à l'appui

Le fait d’être facilement trouvable ne garantit rien. Corniou illustre ce fait en citant une étude menée conjointement par l’agence Fleshman-Hillard et la société d’études Harris interactive en France, en Allemagne et au Royaume-Uni : « Pour l’achat d’un téléviseur à écran plat par exemple, les consommateurs des trois pays couverts sont en moyenne 49 % à recherche l’avis d’autres internautes pour finaliser leur décision, alors qu’ils ne sont que 42 % à consulter le site Internet des fabricants » (2009 : 81).

Par ailleurs, savoir gérer les commentaires sur son site Web est également une habileté que doit développer le communicateur. « Le travail du journaliste ou du communicateur continue bien au-delà de sa primo-publication » (Ronez, 2007 : 104). Les blogueurs et les usagers des médias sociaux qui discutent sur votre contenu, soit sur un blogue ou une page Web, suscitent du bruit. Il faut savoir bien se mettre en valeur et à ce sujet, Ronez affirme que « les bons commentaires peuvent être remontés dans une note, ou bien faire l'objet d'un lien hypertexte » (2007 : 104). L'auteur incite aussi à aller régulièrement voir les commentaires et à encourager les internautes à rester dans la perspective du sujet initial.

Conclusion : mériter son média

Baekdal (2009) affirme que les médias sociaux pourraient remplacer Google (ou du moins son moteur de recherche). En d’autres termes, le fait d’être présent sur les moteurs de recherche serait bientôt une considération secondaire. Selon les auteurs consultés pour ce travail, il reste que la pertinence est le mot d’ordre. Il faut répondre aux besoins des utilisateurs avant tout. Par ailleurs, tout comme pour la rédaction, on peut également parler en matière de référencement de l'importance des titres de page, des noms donnés aux images sur notre site, etc.

La blogueuse québécoise Michelle Blanc dit à propos des médias sociaux : « L’idée maîtresse est que vous devez “mériter” le média (média social) plutôt que de tenter de l’acheter. Vous y mettrez de l’argent tout de même parce que les ressources ne sont pas gratuites, mais les abonnés/interlocuteurs y viendront parce qu’ils vous trouvent pertinent » (2010, consulté en ligne sous « Web.2.0 »). Cette affirmation vaut aussi pour Google. En effet, la revue de la littérature effectuée permet d'affirmer que tout est mis en oeuvre pour favoriser les sites Web qui répondent aux besoins des clients.

Au-delà de la rédaction pour être bien indexé sur les moteurs de recherche, il serait intéressant d'en savoir plus sur le répertoire de site Web des médias sociaux comme Facebook et sur la rédaction spécialisée sur les médias sociaux.


BIBLIOGRAPHIE

Andrieu, Olivier. 2008. « Réussir son référencement web ». Paris : Éditions Eyrolles. 302 p.

Blanc, Michelle. 2010. « Quatre raisons pourquoi votre marketing médias sociaux est poche ». Michelle Blanc, Réflexions, veille et stratégies de gestion et marketing Internet. URL : http://www.michelleblanc.com. Consulté le 26 mai 2010.

Baekdal, Thomas. 2009. « How the SocialWeb Destroys Tradionnal Marketing », Baekdal.com (18 octobre 2009). URL : http://www.baekdal.com/media/traditional-marketing-social-web. Consulté le 15 juin 2010.

Chevalier, Aline et André Tricot. 2008. « Ergonomie des documents électroniques ». Paris : Presses universitaires de France. 305 p.

Corniou, Jean-Pierre. 2009. « Le web, 15 ans déjà… et après? » Paris : Dunod. 203 p.

Comment ça marche.net. 2010. «Qu'est-ce que le référencement?». http://www.commentcamarche.net/contents/web/referencement.php3#liens. Consulté le 19 septembre 2010.

Davis, Harold. 2006. «Search Engine Optimization: Building Traffic and Making Money with SEO». URL : http://proquest.safaribooksonline.com/0596527861/ch01lev1sec1#X2ludGVybmFsX0ZsYXNoUmVhZGVyP3htbGlkPTA1OTY1Mjc4NjEvNDEmaW1hZ2VwYWdlPTQx. Consulté le 24 mai 2010.

Kavanagh, Éric. 2003. « Écrire pour le Web. Les principes généraux ». Montréal : Commission de la santé et de la Sécurité au travail. 42 p.

Lachapelle, Serge. 2009. Comprendre les campagnes de coûts par clic de Google. Affaires Webs. Le Web d'affaires expliqué. http://www.lesaffairesweb.com/2009/12/05/comprendre-les-campagnes-de-couts-par-clic-de-google/. Consulté en ligne le 19 septembre 2010.

Ronez, Joël. 2007. « L'écrit Web. Traitement de l'information sur Internet ». Paris : CFPJ Éditions. 127 p.

US Patent and Trademark Office. 2010. «Comment Google attribue un score à une page Web». US Patent and Trademark Office. URL : s http://www.scriptol.fr/seo/brevet-google-pagerank.php. Consulté le 23 mai 2010.

Vitaly Friedman. 2007. «Tag Clouds Gallery: Examples And Good Practices». Smashing Magazine. http://www.smashingmagazine.com/2007/11/07/tag-clouds-gallery-examples-and-good-practices/. Consulté le 20 septembre 2010.

mercredi 4 août 2010

Blogue Brise-Glace

Un blogue fait par des étudiants finissant en communication et marketing, super allumés!

J'ai bien aimé cet article où je me suis reconnue... je me suis replongée dans le temps de mes études au bacc face à un marché du travail qui semblait si vaste, mais aussi hors de portée. L'article d'Hugo montre aussi comment il est difficile de décrire le travail d'un communicateur.

http://brise-glace.com/2010/08/03/au-mieux-on-propose-du-vent-a-valeur-ajoutee/

dimanche 20 juin 2010

Facebook, confidentialité, etc.

Si vous êtes une personnalité publique, probablement que vous avez une sensibilité aiguisée envers votre image sur les médias sociaux. Pour le commun des utilisateurs des réseaux sociaux, ce réflexe n’est peut-être pas aussi bien ancré. À cause de la vitesse à laquelle peut se transmettre une photo ou autre information sur Facebook, il faut y penser deux fois avant de publier quoi que ce soit.

Un article intéressant de CBC News sur les réseaux sociaux et la confidentialité mentionnait que le contenu publié était du contenu potentiellement transférable : «The terms of use for Facebook say its licence — which applies to any user content posted there, including photos, videos and text — gives it the right to copy, publicly display, translate, distribute and to create derivative works.» (Sakuma, 2008, en ligne).

Utiliser une photo sur Facebook dans un but journalistique

Si vous comptez utiliser une photo prise sur Facebook, notez toutefois que la propriété de la photo demeure toujours celle de la personne qui l’a prise. De plus, selon le professeur de la University of Ottawa et expert en droit de l’Internet Michael Geist, si la photo publiée est dans le contexte d’une histoire liée aux actualités (News Story), faire une capture d’écran d’une page Facebook avec la photo, serait une utilisation permise du cliché. Par ailleurs, la photo seule n’en serait pas une : «Where they're simply lifting a photograph that someone has posted on Facebook, I think that prior permission is likely needed» (Geist, cité par Sakuma, 2008, en ligne).

Tout comme Wikipédia doit être une source utilisée avec précaution, puisque l’information est publiée par des internautes avec des intentions diverses, Facebook doit aussi être utilisé avec prudence : «Another consideration for news organizations using Facebook photos is whether they actually depict the person in question. Anyone can upload a picture to Facebook and tag it with a name, whether that person is in the photo or not» (Sakura, 2008 : en ligne). Pour démasquer les dizaines de faux Georges W. Bush de son site, Facebook ne donne aucune attestation d’identité : «Facebook does not pre-screen or approve Facebook pages, and cannot guarantee that a Facebook page was actually created and is being operated by the individual entity that is the subject of a Facebook page» (Sophos cité par Niazi, 2008, en ligne).

Prudence!

En effet, l’utilisateur peut ne pas être celui qu’il dit être. Une organisation de sécurité informatique, nommée Sophos, a effectué en août 2007 une étude pour tester le niveau de tolérance des gens à révéler des renseignements confidentiels à un inconnu. En utilisant une fausse identité, le faux ami récoltat, sur 200 demandes «d’amitié», 87 acceptations et rien de moins que 82 accès à de l’information personnelle comme des adresses courriel, des numéros de téléphone, travail, et dates de naissance.

Connaissez-vous vos amis?

Les amis de vos amis ne sont peut-être pas vos amis. Afin de prévenir l’utilisation des photos sur Facebook, les utilisateurs doivent configurer leurs options de confidentialité pour déterminer qui aura accès à leurs photos. D’ailleurs, la plupart des réseaux sociaux, tels que Flickr, permet de sélectionner le niveau de confidentialité de vos albums. Cette configuration est la première protection contre l’utilisation «at large» de vos photos : «Anyone who can see your photos can download them, e-mail them and repost them elsewhere on the internet, whether the law says they can or not» (Sakura, 2008 : en ligne).

Des lois sur Internet?

Deux concepts, l’autorégulation et la co-régulation se sont déployés au cours des dernières années afin de combler les lacunes de la Justice. Il existe quelques règles en matière de nétiquette qui sont basées sur l’autorégulation. La nétiquette, les logiciels de filtrage et les codes se multiplient, les utilisateurs ayant le choix de se soumettre à celles qu’ils veulent : «D’une manière générale, les règles de la nétiquette imposent le respect de l’administrateur du réseau, le respect des individus, celui de la qualité des messages, une certaine forme de prudence et de modération» (Ravaz, 2008, p. 43-44).

Cette autorégulation, laissée au bon vouloir des internautes, fait de plus en plus place à la co-régulation «construite sur un consensus entre pouvoirs publics et personnes privées (…), mais surtout, elle comporte une activité de surveillance et de contrôle de la mise en œuvre généralement par un organisme indépendant» (Ravaz, 2008 : 45). Il est à se demander, comme avance Ravaz, si cette collaboration en matière de justice numérique serait « fondatrice d’une éthique universelle» (2008 : 46)?

BIBLIOGRAPHIE Niazi, Amil. 2008. «Facebook phoneys, Are your 'friends' who they appear to be?» 9 janvier 2008. CBC News –In Dept. URL: http://www.cbc.ca/news/background/tech/internet/facebook.html. Consulté le 20 juin 2010.

Ravaz, Bruno. 2005. «Ordre numérique et préoccupations éthiques : vers une éthique numérique universelle?» dans L’éthique des situations de communication numérique (sous la direction de Serge Agostinelli). 2005. Paris : L’Harmattan. p. 29 à 47.

Sakuma, Paul. 2008. « Facebook photo free-for-all. Is media's use of photos fair dealing or freeloading? ». 11 janvier 2008. CBC News- In Dept. URL: http://www.cbc.ca/news/background/tech/internet/facebook-legal.html. Consulté le 20 juin 2010.

mercredi 16 juin 2010

Contrepied de http://owazis.com/blog/

Résumé de la critique de Joanie Brouillette
L’étudiante au cours Communication et changements technologiques, Joanie Brouillette, a fait un essai sur le sujet de la publicité en ligne. Elle présente dans le volet critique les revers de la publicité en ligne. Elle souligne notamment que ce genre de publicité est perçu de façon majoritaire négativement par les internautes québécois, ceux-ci la jugeant « peu utile et informative » (Brouillette, 2010 : en ligne). Elle pose une question fort pertinente qui est le cœur des préoccupations des publicitaires qui cherchent à cibler de plus en plus leur clientèle et qui délaissent les médias traditionnels au profit du Web : les utilisateurs sont-ils conditionnés à éviter la publicité en ligne? Elle soulève aussi un sujet d’intérêt : «Dépendamment du sujet de la publicité en question, le dérangement causé est plus ou moins grand » (Brouillet, 2010 : en ligne).

Point de vue
Je me demande pourquoi Joanie Brouillette n’a pas continué sur cette piste qui l’aurait menée vers la publicité selon les intérêts des internautes. Pour faire le contrepoids de son essai, je vais appuyer mes propos sur l’opinion de Frédéric Joseph, président de IAB France. Alors qu’il venait d’arriver à la barre d’IAB, en 2005, il donna une entrevue au magazine Web Clubic, où il parlait de l’avenir de la publicité en ligne. L’importance de la contextualisation dans la publicité en ligne était selon lui un avantage incontournable à développer.

Rendre service aux annonceurs et aux internautes
Lorsque Brouillette parle du niveau d’irritation créé par la publicité, cela nous amène à parler des intérêts et du contexte de l’internaute. L’étudiante aurait pu tenir compte davantage de ce point dans sa critique de la publicité en ligne. Selon Joseph : « La ‘contextualisation’ de la présence publicitaire est l'une des forces de l'Internet. C'est un moyen de rendre service aux internautes tout en apportant du revenu publicitaire aux sites éditeurs. Tout cela est très intéressant et démontre à quel point le potentiel de ce média est en perpétuelle évolution » (cité par Bouteiller, 2005, dans : «Publicité en ligne»). Donc, en plus de rendre plus rentable la publicité pour les annonceurs, la publicité contextualisée serait également moins « inutile » et dérangeante pour les utilisateurs du Web. En effet, cette publicité irait au-devant des besoins de l’utilisateur ou minimalement, serait davantage concentrée sur ses intérêts.
Nuances
Pour nuancer cet agacement des Québécois par la publicité en ligne, j’ajouterais que cette publicité inclut également le «e-mail spam», ce qui est fortement ennuyant pour les utilisateurs, mais tout comme peuvent l’être les vendeurs de balayeuses ou les représentants de Bell qui téléphonent à l’heure du dîner. D’autre part, ce n’est pas simplement la publicité qui irrite, mais plus le fait que certaines annonces empêchent temporairement d'accéder au contenu recherché. Ainsi, le véhicule publicitaire doit capter l’attention de l’internaute qu’il vise, sans toutefois le gêner dans sa navigation. Ainsi, le pop-up qui gêne l’accès à la page peut sembler encombrant pour l’utilisateur. D'ailleurs, de plus en plus de navigateurs bloquent également l’ouverture de la publicité dans une nouvelle fenêtre. Si la publicité est divertissante, c’est aussi un bon passe-droit pour éviter de faire rager les internautes. De plus, les publicités humoristiques ont toujours eu la cote. Toutefois, le sens de l’humour est relatif. La segmentation jeunesse aide à cibler ce qui sera amusant et acceptable pour un public précis.

Rentabiliser le Web
Il aurait également été pertinent, dans la critique de Brouillette, de traiter de l’intérêt pour les sites Web de diffuser de la publicité en ligne. Les créateurs de sites Web et de portails ont grandement stimulé l’émergence de la publicité en ligne : « La publicité en ligne est un moyen permettant aux webmasters de rentabiliser financièrement leur site internet et de leur permettre de couvrir les coûts d'hébergement et de noms de domaine. Il s'agit également d'un moyen privilégié d'assurer la promotion des services » (Comment ça marche, 2010 : consulté en ligne sous « Dossiers, publicité en ligne »).

La souplesse du médium, par rapport à son coût, a également été écartée de la critique. Il existe trois façons de payer pour de la publicité en ligne en fonction des objectifs de l’annonceur: veut-il vendre quelque chose ? Recherche-t-il une simple impression pour causer de la notoriété ? A-t-il un message précis à passer?

Le site Comment ça marche décrit les trois façons pour l’annonceur de payer pour sa publicité en ligne :

  • « Le CPC (Coût par clic) correspondant à une rémunération proportionnelle au nombre de clics uniques sur les bannières diffusées.

  • Le CPM (Coût par mille) correspond à un mode de rémunération en fonction du nombre d'affichage. Ce mode de rémunération est généralement réservé aux sites à fort trafic (plus d'un million de pages vues par mois).

  • Le CPS (Cost per Sale, en français coût par vente) ou lead correspondant au nombre de clics de visiteurs ayant abouti à une vente. » (2010 : consulté en ligne sous «Dossiers, publicité en ligne»).

Brouillette parle également du taux de clics des Québécois. Cette réactivité doit maintenant être pertinente : les annonceurs désirent maintenant non seulement que les utilisateurs cliquent sur leur publicité, mais que ce soit des clients ou consommateurs potentiels qui y soient exposés. Par exemple, selon une étude de la société d'analyse américaine iPerceptions datant de 2008, ceux qui cliquent sur les publicités ne sont pas les internautes les plus riches : « En fait, 40 % d'entre eux gagnent moins de 50 000$ par année et seulement 15% ont déclaré des revenus de plus de 150 000$» (Salvi, 2008 : en ligne).

On observe une préoccupation grandissante des annonceurs pour les utilisateurs qui sont exposés : «Ils réclament également plus d'information sur le comportement de leurs clients et prospects en termes d'usages du Web» ( Salvi, 2008 : en ligne). Ainsi, on verra de plus en plus de tactiques du genre : vendre une Audi à quelqu’un qui fréquente des grands restaurants ou afficher une promotion sur un cours de danse sur une radio Internet de salsa. Plus que jamais, avec le ciblage précis que permet la publicité en ligne, «sky is the limit» !


Contre-exemple réel dans le domaine de la communication
Brouillette cite dans son exemple d’application de la publicité en ligne la page My.BarackObama.com. À mon sens, une page de réseau social n’est pas de la publicité, mais une action de relations publiques, sauf si on fait du placement sur d’autres pages. Toutefois, créer sa propre page permet d’entrer en contact avec les cibles et de générer de la discussion autour de nos services ou produits.

Ainsi, Moosehead s’est servi de plusieurs médias pour faire une campagne sur le thème de découvrir son «Moi extérieur», incluant la télévision, la radio, un site Internet et une page Facebook.


En se rendant sur Moiexterieur.com, site sur lequel l'équipe de la brasserie remet les internautes sur le droit chemin, Moosehead leur explique ce qu'est le «moi extérieur», comment «entrer en contact avec ce dernier» et comment «aider ses amis à le retrouver».

La page Facebook permet aux amateurs de plein air de partager des photos et de rejoindre un réseau d’amateurs de plein air et de bière Moosehead.

Toutefois, en furetant sur la page Facebook de Moosehead, on remarque que la page Facebook suscite peu de réactions des internautes et on constate que la valeur ajoutée par rapport au site Web est peu tangible. Ainsi, on ne fait que prolonger le message de la publicité traditionnelle (de la télévision et de la radio) sur le Web. On offre aux membres de diffuser leurs photos de plein air, sans toutefois inciter par l’entremise de thèmes spécifiques, de concours, cette quête de photos. De plus, Moosehead publie des nouvelles liées au plein air sans toutefois mousser la discussion pour inviter les gens à partager des anecdotes.

Ainsi, Moosehead devrait retravailler sa présence sur le Web.

Lâcher prise… sans perdre le contrôle
Les annonceurs qui veulent utiliser les vertus de la publicité en ligne sur le Web 2.0 doivent accepter de perdre le contrôle de l’information, ce qui est une rupture par rapport au marketing traditionnel. Ainsi, ils doivent discuter avec leurs clients actuels et potentiels et laisser ceux-ci discuter entre eux. En parlant de Barack Obama, une citation m’a frappée quand je suis allée voir la page dont parlait ma collègue. La voici :




http://www.mybarack.com/


Cette citation fait bien le lien avec la nouvelle ère publicitaire qui mise sur la valeur de chaque individu en tant que relais d'un réseau social. Il ne faut plus imposer ses produits par le biais d’un discours unidirectionnel, comme le proposait avant le marketing traditionnel : «Traditional marketing is not compatible with the social world. The social web is not just a different format; it is a completely different form of communication » (Baekdal, 2010: en ligne). L’auteur mentionne même que : «Traditional no longer works...it even works against you!»(Baekdal, 2010: en ligne), avec graphique à l’appui!





D’un autre côté, pour le consommateur internaute, il est confronté à des dangers additionnels dans sa quête de produits sur le Web. « Les internautes doivent en permanence se méfier des violeurs de confidentialité, des voleurs des numéros de carte bleue, des violeurs de système, des incubateurs de virus, des pirates de toutes sortes, des ‘spams’, des détournements de sites, de textes, d’images, des falsifications et manipulations (…)» (Ravaz, 2005 : 39). Sans compter que la publicité en ligne pousse souvent à acheter rapidement des produits avec des informations fausses, comme des produits amaigrissants.


BIBLIOGRAPHIE

Baekdal, Thomas. 2009. «How the SocialWeb Destroys Tradionnal Marketing », Baekdal.com (18 octobre 2009). URL: http://www.baekdal.com/media/traditional-marketing-social-web. Consulté le 15 juin 2010.

Bouteiller, Jérôme. 2005. «Frédéric JOSEPH, IAB : "La contextualisation de la présence publicitaire est l'une des forces de l'Internet’ » (11 mars 2005). URL : http://www.clubic.com/actualite-50741-.html. Consulté le 15 juin 2010.

Brouillette, Joanie. 2010 «Publicité en ligne», Blogue de Joanie Brouillette, Communication et changement technologique. Mai 2010. URL: http://owazis.com/blog/?m=201005. Consulté le 14 juin 2010.

Comment ça marche.net. 2010. «Introduction à la publicité en ligne». [En ligne] URL: http://www.commentcamarche.net/contents/web/publicite-advertising.php3. Consulté le 15 juin 2010.

Le Journal du Net. 2010. «e-Pub : entre technologie et contenu, la grande mutation», JournalduNet.com. [En ligne] URL:
http://www.journaldunet.com/ebusiness/publicite/analyse/070904-acquisitions-marche-pub/1.shtml. Consulté le 16 juin 2010.

Mybarackobama.com. 2010. [En ligne] URL: http://my.barackobama.com/ctl/Constituent/Login?successurl=L3BhZ2UvZGFzaGJvYXJkL3ByaXZhdGU=&_h=R7eLleNlvR32IUbri4ek40kHrFI. Consulté le 16 juin 2010.

Ravaz, Bruno. 2005. «Ordre numérique et préoccupations éthiques : vers une éthique numérique universelle?» dans L’éthique des situations de communication numérique (sous la direction de Serge Agostinelli). 2005. Paris : L’Harmattan. p. 29 à 47.

Salvi, Carine. 2008. « Cachez cette PUB que je ne saurais voir ». Branchez-vous! Bénéfice.net (6 octobre 2008). [En ligne] URL: http://benefice-net.branchez-vous.com/actubn/2008/10/cachez_cette_pub_que_je_ne_sau.html. Consulté le 15 juin 2010.

mercredi 9 juin 2010

La contextualisation : jusque dans mes choix musicaux


Quand l'annonceur trouve chaussure à mon pied...


Je cherchais aujourd’hui un poste de radio Internet diffusant de la musique latine afin d’agrémenter ma journée de travail… bref de quoi joindre l’utile à l’agréable puisque la salsa est l’un de mes loisirs préférés.

C’est la première fois que je cherchais un poste de radio sur Internet en faisant appel à Google. J’ai rapidement trouvé chaussure à mon pied. Mon choix s’est arrêté sur une station offerte par Aol Radio. (J’ai cliqué sur le lien de la radio tropicalissima.fm, puis j’ai cliqué sur salsa parmi l’offre de radios latines).

Une petite fenêtre publicitaire est apparue – à titre de moniteur - avec une annonce publicitaire cours de salsa, publiée par Google. La pertinence du lien était très élevée puisque les personnes qui recherchent ce genre de musique sont des danseurs de salsa ou encore sont très enclins à vouloir prendre des cours. Le ciblage géographique était aussi assez efficace puisqu’il s’agissait d’une école à Laval (que j’avais vu en prestation la fin de semaine précédente, mais je ne pense pas que Google le sache, enfin… je l’espère).
Ceci m’a fait réaliser à quel point la contextualisation des annonces publicitaires est possible sur le Web : «Le modèle du matching, intermédiation automatisée, a été inventé par les moteurs de recherche » (Corniou, 2009 : 167). Ce «matching» organise donc la rencontre informatisée des annonceurs et des espaces publicitaires : « Ces annonces publicitaires n’apparaissent donc pas suite à la requête d’un internaute mais sont diffusées de manière contextualisée par rapport au contenu du site » (Andrieu, 2008 : 255). Ainsi, ma fenêtre de radio diffusant de la musique latine a affiché une annonce de cours de danse. Aussi, j’ai réalisé comment pouvaient se financer les radios Internet lorsqu’aucune publicité n’est présentée de façon audible, dans le cas de la musique en continu : « Le financement des services sur Internet apparaît comme un domaine mouvant et innovant qui va accompagner, par de nouvelles ruptures, la transformation économique qu’induisent Internet et les multiples facettes du Web » (Corniou, 2009 : 168).

Ce qui par-dessus tout innovant, c’est que cette façon de faire ouvre le marché aux petits annonceurs puisque la tarification repose sur le coût au clic.

BIBLIOGRAPHIE

Aol radio. 2010. «http://www.shoutcast.com/radio/Cha». Consulté le 9 juin 2010.

Andrieu, Olivier. 2008. «Réussir son référencement web». Paris : Éditions Eyrolles. 302 p.

Corniou, Jean-Pierre. 2009. «Le web, 15 ans déjà… et après?» Paris : Dunod. 203 p.

Tropicalissima.fm. 2010. «http://www.shoutcast.com/radio/Cha». Consulté le 9 juin 2010.

dimanche 6 juin 2010

Rabaska : Le poids de l’opinion populaire face au lobby industriel



Vous vous souvenez sûrement, à moins que vous ayez été à l’extérieur du Québec pendant des mois, de la controverse du projet Rabaska. Réunissant Gaz Métro, Enbridge inc. et Gaz de France, le projet Rabaska prévoyait la construction, au coût de 840 millions de dollars, d'un terminal méthanier dans l'est de Lévis.

Une commission d’enquête du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) rendra public un jugement favorable à l’implantation d’un terminal méthanier à l’été 2007. Par la suite, le gouvernement du Québec donnera son accord en octobre de la même année, ainsi que le gouvernement fédéral, en mars 2008.

Même si le projet a obtenu un décret favorable des gouvernements provincial et fédéral, les groupes de pression ont tout de même réussi à retarder sa construction. Prévu à l’origine pour être en chantier dès 2009, il ne s’est toujours pas concrétisé et certains se demandent même s’il verra le jour, étant donné notamment les conjonctures économiques et le désistement du producteur gazier Gazprom dans le projet à l’été 2009.

David contre Goliath
Plusieurs groupes se sont formés ou rassemblés afin d’avoir davantage de poids sur la place publique. Dans le processus, des assemblées de cuisine ont muté vers la formation de petits groupes plus organisés. Aussi, des groupes environnementaux ainsi que des partis politiques ont pris position. Des manifestations publiques ont été organisées, en plus du lancement d’un film en plus de nombreux communiqués émis.

Les médias traditionnels ont pris longtemps le parti de Rabaska avant d’être contraint par l’opinion publique de se rallier aux opposants. Pendant ce temps, les groupes organisés et spontanés anti-Rabaska ont pu profiter de la tribune du Web.

Même si les journalistes ont, en théorie, un rôle de chien de garde de la démocratie, des auteurs affirment que certaines mesures de contrôle interne de l’information existent et sont efficaces. Coulter mentionne à ce sujet, dans le contexte américain de la guerre en Iraq : « The vast majority of news is produced by a handful of owners, whose interests need to be protected. Washington and professional journalism engage in a symbiotic relationship that precludes true objectivity. This means that Americans are guided by corporate interests » (2009 : 55).


Rapprochement des médias de la classe politique

Il est intéressant de réfléchir à ce qui a fait évoluer la prise de position des médias durant la bataille de Rabaska, par rapport à d’autres cas de propagande, tels que la guerre en Iraq. Dans ce dernier cas, les médias américains ont majoritairement intégré le discours du gouvernement en place à l’effet que les États-Unis devaient combattre le terrorisme afin de protéger sa population. Il semble également que dans le cas de Rabaska, les médias traditionnels ont tout simplement intégré le discours qui était le plus vendeur et qui faisait le plus large consensus auprès de la classe politique.


Le Web, une porte de sortie pour la démocratie
Pendant le débat sur Rabaska, les internautes ont pu regarder des extraits vidéo disponibles sur Youtube. La voix des «vedettes» appuyant la cause ayant été plutôt ténue dans les médias traditionnels, les personnalités s’étant jointes à la cause anti-Rabaska ont eu un souffle supplémentaire sur Youtube. Voici le témoignage du chanteur et musicien Yves Lambert.
Rabaska: Le Navire Maudit - Yves Lambert

Il est intéressant de voir aussi les points de vue de sketches humoristiques ou d’émission de télévision qui sont relayés par Youtube.
Sketch du groupe humoristique Prenez Garde au Chien.
Pétition sur Internet
Le Collectif Stop au méthanier (CoSAM) a mis sur son site Web un manifeste auquel était jointe une pétition en ligne. Bien que la valeur de la pétition était peu significative par rapport à celle papier, elle démontrait tout de même l’appui du public pour la cause des « contre » Rabaska.
Concentrer les articles de presse favorables
Le site du CoSAM a aussi permis aux opposants du projet de réagir sur les articles de presse et également de publier les articles de presse favorable à la cause.L’enjeu principal illustré dans la bataille de Rabaska est celui du pouvoir citoyen. Il pourrait être également intéressant de comparer si les militants opposés à Rabaska avaient eu la même chance de retarder le début du projet dans un système politique autre que démocratique, là où même le Web est censuré.
BIBLIOGRAPHIE

COULTER, Elizabeth. 2009. «Co-producers of illusion: How the media laid the framework for America's rush to war in Iraq, M.A. dissertation, Lehigh University». Pennsylvanie, États-Unis, 63 p.

Germain-Therrien, Chloé. 2009. «Rabaska: Le Navire Maudit - Yves Lambert», 2 novembre 2009.
http://www.youtube.com/watch?v=g41CkUAMFyk. Consulté le 6 juin 2010.

Les Francs Tireurs. 2008. «Les Francs Tireurs : Le projet Rabaska 1/2», le 20 novembre 2008. http://www.youtube.com/watch?v=e9LKKeEKxPI. Consulté le 6 juin 2010.
Collectif Stop au Méthanier. 2008. Morceaux choisis. «http://stopaumethanier.acio.qc.ca/?page_id=74». Consulté le 6 juin 2010.

Prenez Garde aux Chiens. 2009. «Rabaska... Le sketch», le 9 avril 2009. «http://www.youtube.com/watch?v=3ASDqXRDRf4». Consulté le 6 juin 2010.

samedi 5 juin 2010

Évolution de la télé et de son auditoire

Un clin d'oeil laissé par notre professeur dans le site du cours Communication publique et TIC.

Source Flock. 2008. «La physique appliquée au High tech. Le transfert de masse ». [En ligne] URL: http://www.clubic.com/actualite-90958-actualite-semaine-croquee-dessins.html. URL de l'image: http://img.clubic.com/photo/00730030.jpg

jeudi 27 mai 2010

Google : leçon de pertinence


Internet fut accessible au grand public en 1993, et déjà, en 1997, Google faisait son apparition, éclipsant les moins performants Yahoo!, AltaVista, HotBot ou Lycos.
Google a fait sa niche dans nos sociétés carburant de plus en plus à l’instantanéité : «users have grown to expect that the responses to their search queries will be returned in less than one second» (Enge et coll., 2009 : consulté en ligne). Il est même devenu notre principal point d’accès à la Toile. «Google a sur magistralement utiliser notre besoin de simplicité », de dire le groupe de chercheurs Ippolita (2008 : 7).
L’essentiel des revenus de Google provient essentiellement de deux formes de publicité. La première est celle des «AdWords». Cette publicité figure sur la page de résultats de recherche et est payable au clic. L’autre source de revenus de Google provient des «AdSense», qui sont des liens commerciaux cette fois stratégiquement placés sur d’autres sites. Les AdWords et AdSense ont été inventés par Google.
Il existe deux types de référencement, le référencement naturel ou organique et le référencement payant, avec un coût par clic (CPC).

Lien entre Google et la communication publique

De l’imprimé au Web

Passer de la publicité imprimée à l’affichage publicitaire Web a déjà été un virage bouleversant pour les communicateurs. Maintenant, c’est une tâche vertigineuse que de déterminer quelle portion d’effort et d’argent l’on doit consacrer aux différentes tactiques Web. Tout cela, en s’assurant que tous ces éléments s’harmonisent avec la publicité hors ligne.

Les différentes tactiques Web (Dynamic Logic, cité par Carat, 2006)

Parmi les différentes tactiques, celle des moteurs de recherche a une influence sur le plan de la portée, pour joindre le plus grand nombre d’utilisateurs possible, et encore davantage au plan du comportement et de l’image de marque.

Les études ont démontré que les gens qui cherchent de l’information sur les moteurs de recherche s’arrêtent aux résultats affichés dans la première page. D’où l’importance pour le communicateur qui souhaite optimiser sa présence sur le Web d’être à l'affût des moyens d’augmenter son référencement organique.

Influence dans le placement publicitaire

Les résultats d’une étude de 2006 publiée dans le magazine Interactif au max sur les revenus publicitaires en ligne révélaient que «le marketing par moteur de recherche est rapidement devenu un des deux premiers choix pour les spécialistes canadiens du marketing interactif (les publicités graphiques occupent partout la première place)» (Rendon, 2007 : 15).

Par ailleurs, les mots payables au clic permettent d’ouvrir le marché à des annonceurs à petit budget. Cela est un facteur non négligeable pour quiconque a à gérer un budget média : « Si elles doivent (les marques) faire un choix, elles seront plus disposées à conserver le budget alloué à Google et à couper dans d'autres » (Corniou, 2009 : 173).

Application dans le domaine de la communication publique : optimiser son référencement

Dans le domaine de la pratique de la communication publique, certaines pratiques sont de plus en plus maîtrisées par les communicateurs qui se soucient du trafic sur leur site Web. Nous parlerons particulièrement de l’achat de mots clés, ou le « Search engine marketing » (SEM) et de l’optimisation du référencement.

Rédaction du site Web

Suivant les bons conseils de leur agence, les rédacteurs feront en sorte que la présence des mots clés sur le site Web influence positivement le classement des expressions achetées sur Google. Le rédacteur devra toutefois faire attention à ne pas dénaturer la nature de son contenu ni à se faire suspecter par les moteurs de recherche : « Getting keyword density right—enough so that your SEO goals are achieved, not so much that the search engines are "offended"—is a key goal of core SEO practice. » (Davis, 2006 : consulté en ligne sous «Site and Page Design»).

Attention, pas moyen de tricher : on peut être exclu des annonceurs de Google pour un bon moment si on use de stratèges jugés illégaux comme des mots clé transparents sur sa page Web.

Évaluation facile et nécessaire

Bien que l’évaluation ait longtemps été la partie pauvre des plans de communication, le SEM est tellement précis qu’il encourage cette pratique. On peut savoir quelle proportion d’internautes a cliqué sur notre mot, le classement de nos liens sur la page de résultats, le coût moyen par clic, etc. Si on utilise des applications comme Google Analytics sur notre site Web, il est possible de connaître le temps passé sur notre site, le nombre de pages visitées, la provenance géographique, etc. L’évaluation de la campagne se base sur le nombre de personnes ayant complété la « transaction » désirée. Cet objectif peut varier : de l’achat en ligne au temps passé sur le site Web, en passant par le nombre de pages vues.

L’évaluation devient même un incontournable pendant la campagne, puisque l’on doit ajuster nos mots clés au fil des semaines selon leur performance. Par exemple, si on voit que des mots causent beaucoup de clics, mais sont liés à un haut taux de rebond, il sera possible de s’ajuster.

Avoir rapport!

Pour montrer des résultats qui correspondent aux recherches des utilisateurs, Google nous oblige aussi à être pertinents : «Because the search engines’ success depends so greatly on the relevance of their search results, manipulations of search engine rankings that result in non-relevant results (generally referred to as spam) are dealt with very seriously» (Enge et coll., 2009, consulté en ligne sous «The Human Goals of Searching»).

Aussi, il faut bien cibler le «ad-text», texte descriptif qui accompagne le mot clé, en tenant compte de certaines contraintes techniques de rédaction. Parmi tous les mots utilisés, Google retiendra les descriptions qui génèrent le plus haut taux de clics. On pourrait également parler des titres de page, des noms donnés aux images sur notre site, aux «tags», etc. Bref, il faut être clair, concis et… honnête : « On en revient donc toujours à la même conclusion : faites des pages avec du vrai contenu, intéressant, original, en texte lisible » (Andrieu, 2008 : 107).

Il faut, par-dessus tout, fournir de l’information à jour : «Selon que le visiteur passera plus ou moins de temps sur une page, celle-ci sera considérée comme pertinente ou dépassée » (US Patent and Trademark Office, 2007 : consulté en ligne sous «Brevet du PageRank»).

Bref, investir dans le référencement de son site Web est non seulement une question d’argent, mais aussi une leçon de pertinence et d’assiduité.

Critique : une trop grande importance accordée aux moteurs de recherche?

Le chroniqueur et fondateur du magazine baekdal.com, portant sur le Web 2.0, Thomas Baekdal, affirme que les médias sociaux pourraient remplacer Google (ou du moins son moteur de recherche). En d’autres termes, le fait d’être présent sur les moteurs de recherche serait bientôt une considération secondaire.

Source : Baekdal.com, 2009

Qui communique sur vous?

Alors que la plupart des créateurs de contenu sur Internet souhaitent simplement savoir combien de personnes sont venues sur leur site et leur provenance, le véritable intérêt serait désormais la communication causée par ce contenu : « You need to tab into not only the content that people post about you, but also the communication that is taken place with it» (Baekdal, 2009 : consulté en ligne sous «Notes»). Pour illustrer ce propos, l’auteur avance qu’une partie significative de ses articles n’est pas lue sur son propre site Web.

De plus, du total des internautes ayant visité son site, 2 % provenait du Web social, en 2005, pour passer à 65 %, en 2009.

Évolution de la provenance des internautes sur le site Web de Thomas Baekdal.

Source: Baekdal.com, 2009


Par ailleurs, le fait d’être le premier «trouvé » ne garantit rien. Corniou illustre ce fait en citant une étude menée conjointement par l’agence Fleshman-Hillard et la société d’études Harris interactive en France, en Allemagne et au Royaume-Uni : « Pour l’achat d’un téléviseur à écran plat par exemple, les consommateurs des trois pays couverts sont en moyenne 49 % à recherche l’avis d’autres internautes pour finaliser leur décision, alors qu’ils ne sont que 42 % à consulter le site Internet des fabricants » (2009 : 81).

Bref, la référence des internautes serait maintenant un meilleur objectif qu’un bon référencement…

Conclusion

Google… sur le Web social

Afin de ne pas se faire couper l’herbe sous le pied par d’autres moteurs de recherche et d’autres portails Web, Google ne cesse de développer des applications.

Google vise maintenant à être présent sur le Web social. Il vient de créer Orkut, un portail qui vise à «aider les gens à entrer en relation, à rester en contact et à former des communautés conviviales autour d'intérêts communs » (Orkut, 2010, consulté en ligne sous «À propos de Orkut»). Bref, après avoir volé la vedette à Alta Vista et autre, peut-être fera-t-il de même pour Facebook et Twitter!

Mériter son média

Même si les moteurs de recherche ne sont plus ce qui est le plus important selon certains spécialistes du marketing Web, il reste que la pertinence reste le mot d’ordre. Il faut répondre aux besoins des utilisateurs avant tout. La blogueuse québécoise de renom, Michelle Blanc, dit à ce sujet : « L’idée maîtresse est que vous devez « mériter » le média (média social) plutôt que de tenter de l’acheter. Vous y mettrez de l’argent tout de même parce que les ressources ne sont pas gratuites, mais les abonnés/interlocuteurs y viendront parce qu’ils vous trouvent pertinent » (2010, consulté en ligne sous «Web.2.0»).

Web social, marketing social?

Finalement, Google ou Facebook, il reste que le Web rejoint encore la clientèle des plus aisés : «Autrement dit, les Canadiens privilégiés sont en ligne, tandis que leurs compatriotes moins chanceux ne le sont pas» (Middleton, et Sorensen, 2005, en ligne, sous «Abstract»). Ce n’est pas donc pas la seule place à aller si on veut faire du marketing social, notamment.



Bibliographie


Andrieu, Olivier. 2008. «Réussir son référencement web». Paris : Éditions Eyrolles. 302 p.

Corniou, Jean-Pierre. 2009. «Le web, 15 ans déjà… et après?» Paris : Dunod. 203 p.

Ippolita. 2008. «La face cachée de Google». Paris : Éditions Payot et Rivages. 232 p.

Baekdal, Thomas. 2009. «Is Social Taking Over Google?» Baekdal.com. En ligne le 26 mai 2009. URL: http://www.baekdal.com/articles/google-social-shift. Consulté le 21 mai 2010.

Carat. 2010. Formation «Internet - moteurs de recherche, Université Laval le 26 avril 2010». Québec.

Blanc, Michelle. 2010. «Quatre raisons pourquoi votre marketing médias sociaux est poche». Michelle Blanc, Réflexions, veille et stratégies de gestion et marketing Internet. URL : http://www.michelleblanc.com. Consulté le 26 mai 2010.

Comment ça marche.net. 2010. «Promotion d’un site Web. Introduction au marketing ». URL : http://www.commentcamarche.net/contents/web/promotion.php3. Consulté le 23 mai 2010.

Davis, Harold. 2006. «Search Engine Optimization: Building Traffic and Making Money with SEO». URL: http://proquest.safaribooksonline.com/0596527861/ch01lev1sec1#X2ludGVybmFsX0ZsYXNoUmVhZGVyP3htbGlkPTA1OTY1Mjc4NjEvNDEmaW1hZ2VwYWdlPTQx. Consulté le 24 mai 2010.

Enge, Éric, Stephan Spencer, Rand Fishkin and Jessie C. Stricchiola. 2009. «The Art of SEO». URL: http://proquest.safaribooksonline.com/9780596518868?uicode=univlaval.
Consulté le 23 mai 2010.

Rendon, Paul-Mark. 2007. «Choisir la bonne combinaison». Marketing Magazine et Interactive advertising bureau of Canada. Interactif au max 2007.

Orkut. Orkut, Google. 2010. URL : http://www.orkut.com. Consulté le 26 mai 2010.

US Patent and Trademark Office. 2010. Comment Google attribue un score à une page Web. US Patent and Trademark Office. URL : s http://www.scriptol.fr/seo/brevet-google-pagerank.php. Consulté le 23 mai 2010.

Middleton, Catherine A, Christine Sorensen. 2005. How Connected Are Canadians? Inequities in Canadian Households' Internet Access. Canadian Journal of Communication. URL : http://www.cjconline.ca/index.php/journal/article/view/1656. Consulté le 26 mai 2010.

samedi 22 mai 2010

Clin d'oeil à Facebook

Voici une vidéo qui fait sourire. Elle illustre qu'on agit sur Facebook de façon beaucoup plus directe que dans la vraie vie! (Une chance!)



dimanche 16 mai 2010

Des médias qui se spécialisent dans les fausses nouvelles





Je vais parler d’une expérience personnelle à propos d’une sorte de média qui peut parfois faire passer son contenu pour des canulars lorsque pris isolément. Il s’agit des sites Web de fausses nouvelles, qui, sous l’apparence de portails de médias sérieux, offrent du contenu basé sur des nouvelles fausses. Le tout, dans un but humoristique.

Voici la tranche de vie. Un matin de mars dernier, je reçois une note par courriel : «Connais-tu ce média? Nous faisons la une! On en reparle… ». Ma patronne venait de recevoir une alerte Google avec un lien vers une nouvelle suspecte qui nous – la Faculté de médecine de l’Université Laval- discréditait avec la subtilité d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Cet article allait à l’encontre de nos efforts pour montrer l’utilité des dons de corps pour le laboratoire d’anatomie, essentiel à l’enseignement dans nos programmes. De plus, le texte décrivait une insatisfaction généralisée de nos étudiants envers notre laboratoire d’anatomie. Vous comprendrez que ce fut un soulagement d’apprendre que le texte provenait d’un média assez peu crédible et non pas du Devoir.

Voici un extrait dudit texte :
« Ça fait deux ans que j’suis en médecine pis j’ai déjà découpé le vieux Gérard neuf ou dix fois. Ça a l’air qu’à la fin de notre cours, on va l’avoir dépecé environ trente fois chaque. Ça ressemble pu ben ben à un corps humain, on essaie de le recoudre du mieux qu’on peut après nos cours, mais y’en a toujours pour faire ça tout croche.»

Bon, ça pouvait toujours être plausible, bien que j’étais surprise qu’il y ait une telle insatisfaction de nos étudiants alors que notre laboratoire faisait plutôt l’unanimité. ll ne me faut toutefois que quelques lignes supplémentaires pour réaliser que cet article est en réalité une nouvelle bidon alors que la directrice présumée du programme de médecine incite à baisser la sécurité sur les routes pour augmenter le nombre de corps disponibles pour nos étudiants!

Vous pouvez consulter sur le site du média l’article au complet en question, Mauvais Œil.

Le magazine virtuel Mauvais Oeil se décrit dans son « À propos » comme un média des plus objectifs qui permet à ses lecteurs d’aller au fond des choses et on y parle même d’une connaissance approfondie de l’actualité par l’entremise de l’apport d’une intelligence collective planétaire. Ceci me laisse un peu perplexe.

Bien que je connais déjà l’existence de médias semblables sous forme papier, je comprends difficilement pourquoi un magazine se situe dans une zone grise entre le média qui se veut plus vrai, qui n’hésite pas à aller au fond des choses, quitte à provoquer la controverse, et le magazine qui produit des canulars qui ne fonctionneraient pas avec un enfant de 7 ans? Pourquoi ne pas essayer simplement de vraiment faire croire à des fausses histoires qui auraient alors plus de chance de circuler, tant qu’à se creuser les méninges pour inventer des nouvelles? Peu importe, je constate que c’est un genre d’humour assez répandu sur le Web. Notamment, dans la même veine, mais beaucoup mieux exploité, il y a le site The Onion qui a gagné récemment le concours Webby Award dans la catégorie Humor.

Le site Web The Onion reprend le sarcasme du site qui avait failli me faire faire un infarctus, mais avec un traitement journaliste plausible et qui peut même paraître objectif. Il utilise des articles écrits, des enregistrements vocaux et vidéos afin de diffuser du contenu loufoque lié à l’actualité. C’est surtout le coté photographique qui parle le plus. Ici, une photo accompagnant un article dans le contexte de la sortie attendue de Sex And The City 2. Le clin d’œil de l’actualité est, selon moi, bien exploité et peut même apporter une critique saine et un contrepoids aux autres médias dit «sérieux».
FBI Uncovers Plot To 'Sex And The City 2'


Bibliographie

Mauvais Œil, La rédaction, 2010. Pénurie de cadavres à la Faculté de médecine de l’Université Laval. Mauvais Œil. En ligne 12 mars. URL : http://www.mauvaisoeil.com/2010/03/penurie-de-cadavres-a-la-faculte-de-medecine-de-luniversite-laval.html. Consulté le 14 mai 2010.

The Onion, 2010. FBI Uncovers Plot To 'Sex And The City 2'. En ligne le 29 avril 2010. URL : http://www.theonion.com/articles/fbi-uncovers-plot-to-sex-and-the-city-2,17334/. Consulté le 14 mai 2010.

L'évolution de la société au rythme des technologies de l'information

Les technologies d’information ont un impact immense sur le développement de nos sociétés. Elles créent des réseaux sociaux virtuels qui permettent de démocratiser l’information et de changer notre perception du monde. Elles façonnent aussi grandement nos façons de s’exprimer, de penser et d’agir.

L’évolution des technologies de l’information a permis de donner à une large partie des habitants de la planète l’impression de vivre dans un village planétaire global. Cette notion de village global, introduite par Marshall McLuhan dans les années 60, s’est imposée avec force dans les années 80 avec l'influence des agences publicitaires, des groupes de marketing et de management en ont fait leur leitmotiv. Finalement, aujourd’hui, les technologies d’information révolutionnent le monde du travail.


Influence sur notre façon de penser et d’agir

L’imprimerie a contribué largement à l’époque de la Renaissance à faire de l’individu un être capable de raisonner et d’émettre une opinion. Elle a permis d’augmenter de façon très large sa connaissance du monde qui l’entoure. Elle a également fait évoluer l’expression orale en organisant le discourt de manière logique et linéaire. Ainsi, comme toute nouvelle technologie d’information, l’imprimerie a influencé les autres modes de communication. Par exemple, l’oral est devenu une façon de synthétiser et de mettre un visage humain sur un savoir consigné par écrit.

Plus récemment, nous sommes passés du livre à une lecture à l’écran généralisée; nos habitudes de recherche et de consommation de l’information ont également évolué. L’UNESCO mentionne à ce sujet, dans son rapport Vers les sociétés du savoir, que la vocation du texte continu peut même être remise en question à cause de l’habitude lecture sur Internet et des liens hypertextes : « le léger inconfort que procure la lecture sur écran tend à placer les opérations de lecture sous le signe de la fébrilité et du zapping » (UNESCO, 2005 : 233). Ainsi, notre comportement est modelé sur notre façon de s'informer.


Liberté d’expression et liberté de commerce

Bien que le livre ait permis l’instruction et l’alphabétisation, Internet est réellement le média qui a permis la démocratisation de l’information. « En quittant le monde fermé de la recherche universitaire pour pénétrer dans l’ensemble de la société, Internet va apporter avec lui un certain nombre de ses valeurs et, notamment, les principes d’échange égalitaire et de circulation libre et gratuite de l’information, dans le cadre d’un réseau coopératif géré par ses utilisateurs » (UNESCO, 2000 : 387). Les conséquences de cette liberté d’accès à l’information se font sentir dans les sphères politiques économiques et culturelles. La liberté d’expression n’est cependant pas permise par tous les gouvernements, comme l’illustre cette vidéo reportant la censure du président Barack Obama en Chine par le gouvernement chinois. Les élites l’ont compris : Internet est un puissant outil de démocratie.




Avec l’utilisation plus courante d’Internet, c’est aussi la libre expression commerciale qui s’installe, au-delà du droit d’expression individuel. A. Mattelard souligne à ce sujet que «en 1996, le libre-échangisme a franchi un nouveau pas avec le plaidoyer du président Bill Clinton pour un réseau mondial libre de tout « interventionnisme », qui veut déclarer Internet zone franche pour les échanges de produits et services» (1998 : 380). Malgré certains bons principes, ce désir de libre-échangisme, en focalisant sur la liberté du consommateur, permet de se débarrasser à bon compte des questions sur l’inégalité des échanges entre les diverses cultures, les diverses économies.

Répercussion des technologies de l’information sur le travail

Le déclin de l’organisation fordiste du travail va de pair avec l’emballement pour les technologies de l’information. L’entreprise devient de plus en plus complexe. L’accès à de l’information sur les clientèles, le souci de plus en plus grand concernant l’image de l’organisation et la satisfaction de la clientèle amène une toute autre organisation du travail. Comme les technologies de l’information qui s’imbriquent les unes aux autres, la production est de plus en plus une dimension influencée par le marketing, le consommateur et la communication interne. Comme le mentionne A. Mattelard dans son essai sur l’impact des technologies sur la civilisation : « Un mot d’ordre régente cette nouvelle logique de l’entreprise, l’« intégration » : intégration des échelles géographiques, mais aussi de la conception, de la production et de la commercialisation, voire de sphères d’activités jadis séparées » (1998 : 378).

Apprendre et réapprendre

L’abondance de l’information inculque aussi aux individus une instabilité et un changement constant dans leur travail. Avec l’évolution des technologies de l’information, le phénomène de «l’apprenant à vie» est donc appelé à « se généraliser à tous les niveaux de nos sociétés, et à structurer l’organisation
du temps, du travail et de la vie des institutions» (UNESCO, 2000 : 59. Ainsi, l’individu est au coeur d’une démarche permanente d’acquisition et de communication du savoir.

Pour conclure...

On peut se demander comment la recherche constante de nouveauté peut-elle être durablement fondatrice, et ne pas exclure la vision à long terme au profit du très court terme, celui de la rentabilité et de la mode? Les sociétés apprenantes et exposer à autant d'informations doivent nécessairement relever un défi majeur au XXIe siècle : réconcilier culture de l’innovation et vision à long terme, en s’imprégnant des concepts de développement durable.




BIBLIOGRAPHIE


Mattelard, Armand. 1998. Vers la communication monde, dans La communication, extrait des savoirs. Paris : Sciences Humaines Éditions, 462 p.

NTDTV. 2009. Les médias chinois censurent le discours d'Obama sur la censure sur Youtube. [En ligne]. URL : http://www.youtube.com/watch?v=IAKRrs1ocGE. Consulté le 16 mai 2010.

UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture). 2005. Vers les sociétés du savoir, Rapport mondial de l’UNESCO. Paris : Éditions UNESCO, [En ligne]. URL : http://unesdoc.unesco.org/images/0014/001419/141907f.pdf. Consulté le 16 mai 2010.

samedi 15 mai 2010

Un mot sur moi

Bonjour à tous et bienvenue sur mon blog!
Je me passionne pour la création d'images des organisations, autant sur le plan visuel que de la perception générale. J'aime aussi beaucoup ce qui touche la communication interne et le changement de comportement et d'attitudes (prévention en tout genre, développement durable, participation à des événements). J'ai un côté artistique omniprésent, j'aime le beau, l'art, les concepts originaux, les messages qui touchent les gens.

Je suis chargée de communication à la Faculté de médecine de l'Université Laval et étudiante à la maîtrise en communication publique.